Cocktail annuel de l'AQJP
Le dernier cocktail annuel de l'AQJP a eu lieu le dimanche 20 mars à 17h30, au Papas Tapas Martini, à Montréal.

Ce fut l'occasion pour des anciens de plusieurs générations d'organisateurs de notre événement de se retrouver et de faire la connaissance de ceux qui ont repris le flambeau. Un succès !
Nous invitons tous les anciens à s'inscrire au Registre des anciens pour rester informé toute l'année durant des activités de l'AQJP.
Faites-nous parvenir votre anecdote !
Envoyez-nous par courriel en quelques lignes à l'adresse alumni@pjq.qc.ca votre anecdote du PJQ: un moment cocasse, l'impact que le PJQ a eu sur votre cheminement, une description de l'événement à votre époque, votre souvenir le plus vif, etc. Nous les publierons ici-même. Place aux souvenirs !
Photos du cocktail annuel 2010.
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Fier d'être passé par le PJQ
Je lisais aujourd'hui la liste des 35 initiatives jeunesse retenues par l'Actualité dans le cadre de ces célébrations de 35ème anniversaire.
Le numéro 19: Le PJQ!
Comme avocat aujourd'hui, j'apprécie particulièrement d'avoir appris la mécanique législative provinciale dans les murs de l'Assemblée nationale à titre professionnel, en plus de l'éducation citoyenne primordiale offerte. La formule est extraordinaire, car on prend au PJQ ce qu'on veut bien y prendre, que ce soit pour une courte immersion d'un an ou une expérience de vie fascinante de 5-6-7 ans ou plus (n'est-ce pas Alex?).
Les rencontres que j'ai effectuées m'ont non seulement amené dans les murs du sénat canadien, à la salle du Conseil de la Ville de Montréal, mais également en Belgique pour échanger avec nos homologues étrangers. Mais le plus important, ce sont les amis que j'y ai rencontré, des personnes passionnées de la vie citoyenne, de la démocratie et de la vie en collectivité.
À la demande de Pierre-Yves Boivin, que je n'ai pas eu la chance de croiser à l'Assemblée nationale, mais dont je partage le passé PJQiens, il me fait plaisir de contribuer à la campagne de financement cette année et j'incite tout mes contemporains à faire de même!
Longue vie au PJQ!
Antoine Aylwin
Avocat, Fasken Martineau
et participant au PJQ 5 ans!
Le PJQ ne forme pas des électeurs, il forme des citoyens.
Julien Baudry
Premier ministre, 54e législature
Le PJQ est une institution, dont on sort assurément diplômé tant les occasions d’apprendre sont nombreuses. Mais, au-delà de l’expérience d’organisateur ou de communicateur, le PJQ vous permet de développer des attributs bien plus importants.
Plus que tout, le Parlement jeunesse nous rappelle que « le voyage est aussi important que la destination », que notre façon de faire les choses importe tout autant que le résultat obtenu. Car, dans cette arène, les plus grands débats ne sont pas que tributaires d’un résultat. Le PJQ ne forme pas des clients, il forme des artisans.
Au-delà du vote, les projets de loi qui y sont débattus témoignent d’un attachement profond pour une citoyenneté pleine et entière qui va, bien au-delà, du simple geste électoral. Depuis plus de 60 ans, le PJQ ne forme pas des électeurs, il forme des citoyens.
Quelques anecdotes
Simon Letendre
Ministre, 54e législature
Participant, 51-54 législatures
Un député qui cherche l'amour
Lors de ma première participation au PJQ en 2004, nous avons été reçus par la lieutenant-gouverneur, Mme Lise Thibault, à sa résidence. Après la réception, Mme Thibault nous a gentiement proposé de prendre quelques questions avant de nous quitter. C'est alors qu'un député, que je ne nommerai pas pour préserver sa réputation, a demandé à la lieutenant-gouverneur si elle était célibataire. Encore aujourd'hui, je me demande ce qui a pu pousser le député à poser une telle question... Peut-être avait-il simplement bu un peu trop de champagne!
Vive l'amitié interparlementaire!
À mon avis, les délégations étrangères sont une des grandes forces du PJQ. Je pense évidemment à notre partenariat avec le Parlement jeunesse de la Communauté française de Belgique, mais aussi aux délégations africaines, françaises, israéliennes et roumaines qui ont enrichi nos débats au cours des dernières années.
Je me rappelle qu'en 2004, les Belges avaient fait une contribution importante à nos délibérations sur l'euthanasie assistée. Ils nous avaient expliqué que dans leur pays, l'euthanasie était permise sous certaines conditions très strictes, ce qui avait dissipé plusieurs de nos craintes concernant l'administration d'un tel système. En définitive, le projet de loi avait été adopté par une très forte majorité de députés.
Je me rappelle aussi qu'en 2005, lorsque nous avions débattu d'un projet de loi visant à transférer davantage de pouvoirs aux autochtones, un délégué du Manitoba, qui était Métis, avait fortement influencé les travaux de la commission et le vote final sur le projet. Il nous avait expliqué que la solution proposée par le ministre aux différends opposant les Premières nations à la province ne répondait pas aux aspirations des communautés autochtones. Les députés avaient fini par se rallier derrière lui et par battre le projet de loi en dernière lecture.
Ces deux exemples démontrent à quel point il est important de solliciter un point de vue extérieur lorsqu'on se penche sur des questions aussi complexes que celles dont on discute au PJQ.
Le PJQ, c'est bien plus qu'un jeu
Le 25 mars 2011, j'étais à la Chambre des communes lorsque le gouvernement Harper a été défait sur une motion de défiance. À l'annonce des résultats du vote, les députés de l'opposition ont lancé des feuilles de papier en l'air, comme nous le faisons au Parlement jeunesse pour symboliser la dissolution de l'Assemblée.
Cette banale anecdote prouve que le PJQ, c'est bien plus qu'un jeu. C'est une simulation qui se base sur de vraies enjeux, de vraies règles et de vraies traditions. C'est une école extraordinaire qui avantage tous ceux qui décident de se lancer dans une carrière politique par la suite. Surtout, c'est une grande et belle leçon de démocratie qui nous rappelle à quel point il est difficile de tenir compte des intérêts de tous quand on cherche à promouvoir le bien public.
How Everyting Started
Rodney Booth
Premier
First Quebec Older Boys Parliament
As far as I know, Youth Parliaments did not originate either as secular or politically-oriented enterprises, rather they grew out of the boys-work programs of Canada’s Protestant Churches. I participated in the 30th Ontario Older Boys Parliament (see picture where I appear), held in 1950 in the Ontario Legislative Chambers, as one of the 5 Quebec delegates. For a number of those years these gatherings had been known as TUXIS Older Boys Parliaments - TUXIS [Training for Service, with Christ in the centre, and you and I on either side, with no-one but Christ between us] having been the major senior boys program of a number of the Canadian Churches. One of my later United Church mentors had been part of a TUXIS group in his prairie home town under the leadership of the local Baptist Minister – the Rev. Tommy Douglas!
There were no TUXIS groups that I knew of in Quebec, the major boys program in the Protestant Churches at that time was Boys Brigade (of which I was a part) though some churches had Boy Scout groups. In the group photo of the lst Quebec Parliament you can see a few of the boys in their Boys Brigade uniforms.
Actually “Older Boys” was a bit of a misnomer when we started out. I was only 17 when I was Premier and most of the guys, as you can judge from the photos, were younger than that. But we weren’t a “mock” parliament, we dealt with issues that actually affected our lives, including setting the budget for how the modest sums available for boys work through the then Quebec Religious Education Council (REC) would be expended in the next fiscal year.
Even the REC was a pretty modest operation. Its offices were on the 2nd floor in a building I think at the corner of Bishop and St. Catherine Sts. At the time, I was in First Year at Sir George Williams University (now Concordia, but then housed in the YMCA on Drummond St.) and used to go into the REC office at night to use their office supplies and Gestetner copying machine to prepare the documents for the Parliament. I remember the office staff complaining that I was using up their entire stock of office supplies!
One of the documents I drafted for that first Parliament was the Constitution for the QOBP – one of the photos shows Warren Brown, the Leader of the Opposition, and I signing it while Paul Webb the Speaker of the House, and Rev. Norm Hillier the Chaplain, look on.
My recollection is that Paul was subsequently Premier of the 2nd QOBP and I was a member of his Cabinet – one of the photos shows he and I working late at night on legislation. I think it was this 2nd Parliament that Bob Layton (later Senator Bob Layton, father of Jack) was Speaker of the House. We had this grand tri-corner hat that someone had in their attic and the Speaker looked quite elegant in black tri-corner hat and borrowed black choir gown. I was in the McGill marching band and I think I borrowed the drum major’s mace to use as our mace of office.
In Quebec we met in church halls, billeting the guys from out-of-town in our homes with the women of the church providing the meals. My recollection is that the Montreal Star did cover that First Parliament, with comments about my finessing my government’s survival on the last day. The Opposition had set out to defeat the Government. My brilliant manoeuvre was to point out that none of the enabling legislation to promote “boys” work in the province which we had passed that year had yet received 3rd Reading so if they wanted to defeat my government they could go ahead and do so and suffer the consequences. They backed off!
I would say that the biggest influence the Youth (Boys) Parliament had on me was teaching me to present issues in an orderly fashion, with rationale for proposed action, then dishing up action possibilities in doable segments. I became a pretty effective debater in Church Councils, drafting, speaking to, and amending motions. Subsequently I moved on to the design and operation of Conferences and Councils both at the national and international level.
One example of how Older Boys Parliament training got put to use was in 1964. Only 31 years of age, I was nevertheless Chairman of Kootenay Presbytery (BC) and a delegate to the United Church of Canada’s General Council that year. Council set up the Commission on the Ministry in the 20th Century and I was made a member of it. We worked for 4 years and brought in a report that quite radically changed the way the United Church has subsequently viewed the relationship between ordered ministry and the ministry of the whole people of God.
In my preaching and public speaking, and later as a broadcast and television journalist, I think that same Older Boys Parliament training of identifying the issue then step-by-step helping people to think it through, has really shaped everything I’ve done.
We were understandably a pretty Anglophone bunch in those days and it’s encouraging to see that the movement has grown beyond that narrower focus of a church boys work initiative. I’d be interested to hear the kinds of issues you deal with now, and where you draw your delegates. My spoken French is not what it was when I was growing up in Northern Quebec, but I can still read it pretty well. I’ll try to spend some time on your web-site to get myself better informed.
Bonne chance with your cocktail gathering!
Sublime démesure
Christopher Campbell-Duruflé
Premier ministre, 61e législature
Participant depuis la 57e législature
Un de mes souvenirs les plus forts du PJQ est probablement la clôture de la commission ayant étudié mon projet de loi sur l'autodétermination des peuples autochtones à la 59e législature. Mon projet était trop long et trop juridique, et touchait à la question tellement difficile de trouver des nouvelles formes de gouvernance sans retomber dans une logique colonialiste. Il nous a fallu revenir en commission le 29 décembre en après-midi pour finir le travail interrompu la veille au milieu de la nuit. Pourtant, la majorité des membres de la commission ont travaillé jusqu'à la dernière minute et je me rappelerai toujours de l'ambiance d'épuisement empreint de sérénité qui régnait à une fois le dernier article adopté.
C'est cette même sublime démesure que j'ai retrouvée dans l'envie d'atteindre la perfection qui animait tant le comité exécutif que le conseil d'administration, peu importe l'effort nécessaire. C'est cette envie brûlante d'identifier comment les choses pourraient être faites autrement. Cette exigence qui fait que j'aime autant les gens rencontrés au PJQ. Ce feu sacré que j'espère que chacun d'entre nous emportera avec lui à son départ de l'association, et que moi je ne pourrai oublier.
Il y a une vie avant et après le PJQ
Simon Castonguay
Chef de l’opposition, 54e législature
Participant à la 51e, 52e, 53e, 54e, 55e et 57e législature
Président, AQJP, 2005
Avant le PJQ, je ne vivais que pour la science et m’orientais vers une carrière dans cette voie. La rencontre de gens allumés, les débats, l’apprentissage de nos institutions et des « sciences humaines » à travers la simulation a été une révélation. Après, l’organisation du Parlement jeunesse, l’esprit d’équipe et le sentiment de participer, un peu, à changer les choses m’ont attiré vers de nouveaux horizons.
Mes amis, mes convictions, mes plus beaux souvenirs et les débats les plus endiablés que j’ai vécus, je les ai vécus au PJQ. Je crois donc que ma vie peut être séparée en deux : avant le PJQ et après le PJQ. Et je souhaite évidemment ce sentiment à tous ceux qui prendront la parole au Salon Bleu entre Noël et le jour de l’an, entre la dinde et la tourtière…
Le PJQ a changé ma vie…
Pierre-Yves Boivin
Premier ministre de la 48e législature
Participant de la 44e à la 49e législature
J’y ai rencontré mes meilleurs amis; j’y ai développé mon sens critique et mon esprit de synthèse; j’ai eu l’occasion d’articuler une vision et des idées par la préparation d’un projet de loi; j’ai pu vivre une expérience d’organisation en or. Le PJQ a fait de moi un meilleur adulte!
Je dis souvent à la blague que le PJQ m’a aussi permis de combler une frustration d’enfant! En bon petit gars de Québec, je voulais jouer au hockey sur la glace des grands, lors du fameux tournoi pee-wee. Je n’y suis jamais arrivé, mais je me console en me disant que 10 ans plus tard j’ai occupé le siège du premier ministre pendant une semaine!
Au plaisir de revoir anciens et nouveaux lors du cocktail retrouvailles du 20 mars!