De Georges Washington à Saber Labidi en passant par le parlementarisme québécois

Ce projet, je le dédie naturellement aux québécois et aux « pjquistes », mais aussi à Saber Labidi, à Georges Washington et aux Anglais. 

     Il fut une fois où l’Assemblée Nationale accueilli un discours enflammant sur le besoin d’unifier le pouvoir face aux crises mondiales. Saber Labidi, feu chef de l’opposition, idéaliste pour certains, lucide pour d’autres, portait en lui ce message brûlant, presqu’autant que sa propre personne. « Que dis-je », il était littéralement habité par un ardent désir, celui du changement. Cette année, en tant que ministre du PJQ, en tant que jeune adulte qui n’est pas encore assigné à un bureau de travail au bas d’une lourde structure hiérarchique, je rêverai comme il se doit le changement en votre compagnie, noble lecteur. Cette année, je rêverai notre démocratie. Cependant, fidèle à mes habitudes, je le ferai armé de rigueur,  et du plus grand balancement possible entre le concret et le souhaitable. Allons, ne tardons plus…

     Il fut une fois un homme d’État qui voulait décliner son salaire publique, un homme qui croyait aux mérites de la concertation et surtout, un homme qui refusa de garder le pouvoir trop longtemps. Il fut une fois le premier Président des Etats-Unis. Au crépuscule du 18ème siècle, George Washington, bien qu’il fut élu à 100% du suffrage à deux reprises, décida de renoncer à un troisième mandat et marqua ainsi l’esprit démocratique du pays à jamais. Il démontra que le courage politique, bien qu’il puisse bien sûr évoquer le besoin d’agir audacieusement, signifie également qu’il faut savoir s’effacer lorsqu’il s’agit de faire passer l’intérêt national avant tout. 

Dans le cadre des débats entourant mon projet, je vous présenterai des mesures réalisables qui pourraient améliorer notre paysage politique. Toutefois, leur application nécessiterait des sacrifices de la part des élus détenant le pouvoir, à une époque bien différente de celle des pères fondateurs où le calcul partisan peut parfois, voire souvent, prédominer sur la politique publique.

     Je laisse à cet illustre personnage le soin de résumer mon projet, en le remerciant pour ce traitement V.I.P.

“The disorders and miseries, which result, gradually incline the minds of men to seek security and repose in the absolute power of an individual; and sooner or later the chief of some prevailing faction, more able or more fortunate than his competitors, turns this disposition to the purposes of his own elevation, on the ruins of Public Liberty. Without looking forward to an extremity of this kind, the common and continual mischiefs of the spirit of party are sufficient to make it the interest and duty of a wise people to discourage and restrain it.” 

Ne voulant trahir la magnificence de ces paroles, je les résumerai, plutôt que de les traduire, en argumentant que Georges et moi sommes en accord sur un point: un système où le gouvernement est surveillé par les représentants de la population et ou la partisannerie est modérée, est un système sage et efficace.

Enfin, c’est en l’honneur du parlementarisme que je célèbrerai avec vous notre 60ème anniversaire cette année. Ce même parlementarisme offert par les anglais au terme d’une longue bataille contre la trop grande centralisation des pouvoirs. Qu’en est-il de ce système de nos jours?

Grâce à ce blog, je vous parlerai, lors des six prochaines semaines, de sujets cruciaux liés à mon thème et à ma thèse d’une certaine décentralisation du pouvoir politique vers les députés de notre assemblée. Suivez-moi dans ce périple coloré qui passera en revue les questionnements sur les gouvernements minoritaires, les campagnes électorales, le Sénat, le rôle du Premier Ministre comme chef de Parti, les outils des parlementaires pour surveiller le gouvernement, le pouvoir de nos juges et les gouvernements de coalition!

Bonheur à tous,

Simon St-Georges,

Ministre de la Justice et de la Réforme des institutions démocratiques.

Le parlement divin

Très chers amis,

Vox populi, vox Dei!

Cet axiome, intensément chargé de sens, est un hymne à la démocratie. Il postule un idéal vers lequel toute démocratie digne de ce nom se doit de tendre. Il stipule qu'à partir du moment où le peuple se réunit dans les battements d'un seul et même coeur, il devient librement et puissamment la voie de Dieu sur terre. Vox populi évoque, chez moi, cette image allégorique de la tour de Babel où l'Homme est mû par l'intérêt collectif qui s'exprime dans une langue unique, la langue adamique. La légende judéo-chrétienne veut que Dieu lui-même, afin de dissiper cette "menace" croissance, a divisé l'humanité par la création de plusieurs langues... L'allégorie de la tour illustre la nécessité qu'a l'humanité de dialoguer, mais aussi et peut-être surtout, de se comprendre pour réaliser d'augustes projets. Elle instruit, également sur le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe se met à parler le seul jargon de sa discipline. C'est ainsi que l'État doit véritablement être un et indivisible.

Or, justement, comment ne pas être admiratif devant les velléités d'unification des forces politiques de notre système par l'honorable ministre St-George. Comment s'opposer à ce ministre, à la fois vecteur et catalyseur, d'une révolution. Celle qui veut déboulonner la "monarchie démocratique" inhérente à notre charpente politique. Car, en effet, il ne faut pas se leurrer, nous vivons dans une structure parlementaire britannique qui a eu le génie, mais aussi le malheur, de donner la majorité du pouvoir à une minorité en plus de faire du premier ministre un roi élu, certes, mais quinquennal! Ce "roi élu" jouit d'un capital de pouvoir trop important pour un seul homme.

Je suis heureux. Heureux de constater que, peut-être, ce Parlement à Québec pourrait devenir, à force de débats, le véritable creuset de la nation.

Sur une note plus légère, me mettre, fut-il dans le titre d'un texte, aux côtés de George Washington, un homme que j'estime grandement est plus que flatteur. Je ne puis accepter, humblement, un tel honneur. Simon, avec un projet qui fait rêver autant que le tien, tu seras une flamme enviée par tous les feux, une flamme que nul ne saurait éteindre...

Je me refuse de conclure, sans saluer avec énergie tout le travail qui a été fait dans la reconfiguration du site web. L'équipe de la 60ième réussira certainement à changer la face du PJQ. Bravo!

Bonne chance et à bientôt!

Sab

Quelle belle réflexion

Cher Simon, alias Monsieur St-Georges,

Je me dois de souligner la qualité impeccable de votre français. Puissiez-vous, telle une mélodie de Handel, ennorgueillir nos oreilles de ce verbe, ma foi trop dispendieux pour une époque éprise de « speed date » communicationnel.

Je vous saurais gré de continuer le chemin que vous venez d'ouvrir, car votre exemple ne peut que reluire sur la prochaine députation qui, j'en suis certain, fera rayonner le PJQ des milles et un feux associés, disons, à cette puissance montante qu'est la Chine, qui, je le rappelle, à inventer la poudre servant à faire des feux d'artifices et nous a ébloui lors de son spectacle d'ouverture des Jeux Olympiques d'été de Pékin, en 2008.

Monsieur, bien que reconnaissant le caractère fort à propos de vos dires et réflexions, je me dois de vous souligner, comme ce fut le cas, il y a presqu'un an, dans votre automobile, au retour du Parlement intergénérationnel, que la répartition égale du pouvoir entre les citoyens serait une avenue à considérer avec le plus grand sérieux afin de RESPONSABILISER L'INDIVIDU par rapport à lui-même et par rapport à la collectivité. Lorsque X sait que son implication politique dans la res publica aura une incidence certaine, positive ou négative, sur sa vie, celle de ses proches et celle des autres, soyez assuré que, rationnel qu'il est, il ne se privera guère d'exprimer son opinion à l'assemblée des citoyens, de s'enquérir du contenu des dossiers politiques, de participer à la prise de décision commune et de voter, au terme de toute cette activité citoyenne.

Qu'en dîtes-vous, mon cher Simon ?

Sincèrement vôtre,

Moussa Mohsenzadeh alias Nixos (le rappeur et le slammeur de la Révolution)

magnifique!!!

Comment rendre la réforme des institutions démocratique sexy? Confiez-la à Simon St-Georges!