À tous ceux qui ne s'intéressent pas au pouvoir
La dernière campagne municipale était houleuse, et ses vagues ont soulevé bien des questions que j'aurais préféré ne pas me poser. Pourquoi notre démocratie est-elle en crise? Comment se fait-il que la population ne se sente plus en confiance face à ses politiciens? Il semble que l'intérêt personnel ait incité plusieurs individus à tenter d'influencer les décisions politiques, que ce soit en briguant un poste élu ou en tentant d'influencer les élus par des moyens éthiquement inacceptables.
Face à tout cela, je ne peux faire autrement que de lancer un appel à l'aide à tous ceux qui, comme moi, se sont promis de ne jamais se lancer en politique. Puisque le pouvoir semble le mieux faire à ceux qui s'en désintéressent, n'est-il pas temps que ceux qui se désintéressent du pouvoir se posent sérieusement la question de savoir s'ils devraient tenter de s'en emparer? les meilleurs politiciens de l'avenir seraient-ils quelques étoiles endormies parmi ceux qui ne désintéressent du pouvoir et qui se sont donc promis de ne jamais faire carrière politique?
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Des changements nécessaires
Bonsoir à tous,
En effet, la politique municipale n'est pas rose. Encore une fois, le monde politique, par son silence complice et sa lâcheté, a prouvé qu'il est corrompu à l'os et qu'il faut le repenser et le révolutionner.
J'en ai plus que marre de toutes ces intrigues de cour, de basse-cour devrais-je dire, de ces manipulations, de ces mensonges, de ces masques, etc. Je n'en peut plus. C'en est trop.
Nous, les humains, sommes-nous à ce point fou pour confier le pouvoir politique à une minorité ? Cela fait des millénaires que l'homme arnaque ses semblables, car il est trop animal pour agir autrement. Il est temps que cela cesse. Le monde que nous cédons aux enfants d'aujourd'hui est dégueulasse, répugnant, sans saveur, impropre à la dégustation.
C'est bizarre, mais lorsque j'informe mes congénères du PJQ des « réalités » du monde politique, il y a soit un silence de malaise, soit une main qui se pose sur mon épaule et la personne qui pose un tel geste me dit : « Moussa, tu es trop pessimiste. » Et bien non, je ne le suis pas. Je suis réaliste et la dure réalité vient de nous sauter en pleine figure.
Puisque nous dormons tous et toute au gaz, je nous souhaite un réveil rapide et lucide.
Bonne soirée,
Moussa Mohsenzadeh
Pomme de terre, rouge et verte?
Au contraire camarade, bien que nous dormons tous, nous ne dormons pas tous au gaz. C'est un jugement bien sévère et erroné que tu portes. D'abord, que des individus acceptent de sacrifier leurs congés des fêtes pour participer à cet événement tout à fait louable, il faut bien, j'ose le croire, une certaine motivation, une certaine compréhension ou désir de savoir à l'endroit de notre grande société. Ceci seul suffit à mon avis pour placer ces individus dans la catégorie des citoyens soucieux du bien-être collectif. De tels citoyens sont dignes de notre respect. Toute généralisation hâtive est nécessairement fausse et dangereuse.
S'il m'est permis de le dire, je crois qu'il faut éviter de se croire unique, non pas au sens de l'individualité, mais au sens de la parfaite originalité. C'est-à-dire de croire ou d'affirmer être seul avoir une opinion ou une position ou une idée.
Et puis, ne nous isolons pas. Je lis dans ctone commentaire une certaine attitude négative à notre endroit et qui provoque une certaine fermeture, un moi-ET-les-autres. Je me dois donc de nous défendre en te rappelant que nous menons tous et toutes un même combat, sauf que toutes et tous empruntent des routes différentes. Sur le plan humain, il n'existe pas plus parfaite égalité que celle entre les hommes et femmes. Sur le plan personnel, nous sommes toujours réconfortés de savoir que d'autres pensent comme nous. Sur le plan de la société, ce ne sont pas des individus qui changent la société, ce sont des volontés collectives qui provoquent des révolutions. Ceci dit, un individu peut être l'élément déclencheur. Encore faut-il qu'il ne se voit pas comme être supérieur mais comme humble citoyen. L'instant qu'un individu se croit plus grand que les autres, commence sa déchéance. L'instant qu'un individu est effectivement plus important que les autres, commence la décadence de la société.
Donc, ne nous isolons pas ; ouvrons-nous. Sourions, la vie, quoique souvent imparfaite, est toujours belle.
Napoléon croyait incarner la Révolution. Dans les faits, il n'était que son porte-parole. Ce sont les canons des Français qui ont propagé les principes révolutionnaires.
Moi, je trouve bizarre que les gens ne me comprennent pas quand j'affirme que le monde serait parfait si tout le monde pensait comme moi.
Pour ma part, il faudrait bien que l'on me réveille un jour. Je vis dans un rêve depuis déjà fort longtemps.
bien à vous tous,
Robert
Réponse d'un pamphlétaire remplie d'espoir, mais révolté
Camarade, frère,
Je vous remercie de ces propos éclairants. Cela étant dit, je ne vois pas comment si l'on dort tous, comment nous ne pouvons pas dormir au gaz. Dormons-nous par fatigue, lassitude, désintérêt, sous l'empire du divertissement ? Je ne le sais pas. Mais, le gaz joue habituellement un rôle. Tu sais comme moi Robert à quel point la politique est un des milieux les plus sales au monde, dans presque toutes les sociétés et à toutes les époques. Il est difficile d'avoir « un sourire de bananier » à y penser lucidement. Le jugement est sévère, certes, et je l'assume entièrement. Je ne fais dans la dentelle et c'est bien ainsi. La langue de bois et la douceur, pas pour moi. Erronée ? Permets-moi d'approfondir ma pensée.
Je suis entièrement en accord avec le fait que c'est louable que des individus décident de sacrifier une partie des fêtes de Noël pour participer à un tel événement où il est encore permis de rêver à un monde meilleur. Les placer dans la catégorie des gens soucieux du bien-être collectif, cela reste à nuancer. En effet, un principe de base dans la reconnaissance d'une personne qui a VRAIMENT le souci des autres et, en particulier, des plus démunis, est de regarder ce qu'elle a FAIT CONCRÈTEMENT pour les autres. Au PJQ, je conviens que les discours et les solutions proposées vont généralement dans le sens du bien commun. Or, je regarde aussi À L'EXTÉRIEUR DU PARLEMENT JEUNESSE DU QUÉBEC, DANS LA RÉALITÉ. Ce que je remarque, c'est que certaines politiques mises de l'avant par ceux qui ont l'ambition du pouvoir (dans certains forums particuliers des partis politiques provinciaux) vont CLAIREMENT à l'encontre des aspirations, des rêves les plus profonds, de la dignitié des plus pauvres et des classes moyennes les plus basses.
Pour ma part, j'ai déjà expliqué ma situation personnelle aux gens du PJQ. Robert, toi qui était journaliste à la 59e édition, tu te souviens peut-être de mon discours d'ouverture. Je n'y reviendrai pas dans ce forum de bloggeurs.
J'ai déjà démontré par des principes et des chiffres qu'il est et sera de plus en plus difficile pour les assistés sociaux, les travailleurs au salaire minimum, les itinérants, les classes moyennes basses, de s'en sortir avec les politiques rétrogrades qu'une certaine jeunesse dorée met de l'avant en étant complètement déphasée face aux besoins des plus démunis. Ce que j'ai récolé, ce sont des silences de malaise et une incapacité à faire face.
Je n'en veux à personne. J'aime les gens du PJQ. Mais, les réalités sont les réalités. Il faut y faire face si l'on veut que les choses changent.... pour le mieux.
Je n'ai jamais prétendu être unique, que ce soit dans la parfaite originalité ou sur un autre plan. Mon message était un cri du coeur, un cri de rage, de colère, car c'en est trop, et tu le sais Robert. Tu le sais très bien. Regarde l'indifférence, le je-m'en-foutisme, la colère des gens par rapport à la politique. C'est triste, mais c'est à l'image de ce à quoi on a droit au quotidien.
Pour l'attitude négative envers les gens du PJQ, il n'y en a pas, mais je constate une difficulté énorme à faire avancer des idées qui puissent remettre en question profondément l'ordre social. La fermeture (la mienne), je l'ai vécu au dernier PJQ, car j'en avais ras-le-bol, malgré la réalité du face-à-face, de voir une espèce de nonchalance sur la question de la lutte à la pauvreté. Lorsque cela deviendra une priorité du coeur, de l'esprit et de l'âme de notre société, de la jeunesse et du monde politique, là, je retrouverais le sourire. D'ici là, le combat continue et le guerrier ne peut se reposer.
Menons-nous tous un même combat ? Au PJQ, oui. Dans la réalité, c'est une autre histoire. J'ai déjà exposé mon point de vue à cet égard plus haut.
Pour le reste, à partir de l'égalité homme-femme jusqu'à la fin, je suis d'accord avec toi.
Parfois, j'ai l'impression de me sentir très seul dans mes idées et mes combats intellectuels. J'ai heureusement pu retrouver un certain réconfort au PJQ, et je remercie tous ceux et toutes celles qui aiment entretenir « la conversation de l'humanité ».
À vous tous, merci. À mes adversaires idéologiques et politiques, merci de m'amener à me dépasser intellectuellement et à me faire voir d'autres aspects de la réalité.
Pour autant, le chemin sera long, tortueux, parsemé d'embûches, de pièges, de défaites, de victoires, de joie, de peine, de trahisons, de nouvelles alliances et, je l'espère, d'amour entre les humains.
La politique est sensée être, avec l'enseignement et la médecine, une des choses les plus nobles au monde. La médecine et l'enseignement le sont, la politique, non. En d'autres termes, les révolutions sont à faire et j'ose espérer qu'une volonté collective passionnée, mais raisonnée, romantique, mais lucide, viendra à bout de ces nuages gris qui nous font « baigner dans les eaux glacées du calcul égoïste. »
Sur ce, bonne méditation et bonne soirée.
Moussa Mohsenzadeh
Un jour en me levant, j'ai vu le monde
Camarade,
nous vivons bel entendu dans une société de consommation, et de plaisirs rapides. Je crois que tous n'y échappent pas. On pense entre autres avec Internet, I-Pod, télévision et autre. Tout est en place pour qu'on puisse avoir ce que l'on veut quand on le veut. D'une certaine façon, cette facilité d'accès nous permet parfois d'évader les vraies questions. Tu n'aimes pas le débat à la télévision? Simple, appuie sur ta manette! (Mais je divague, j'essayais de dire que les personnes qui participent au PJQ sont toutes plus ou moins sensibles aux débats sociaux).
Je te concède volontier que le domaine politique n'est pas parfait. Le devoir du citoyen est bien entendu de s'insurger contre ces abus. En ce sens, je suis conscient que certaines personnes ne remplissent pas leur devoir, ou ne s'y intéressent tout simplement pas.
Tu es impitoyable dans ton commentaire sur l'action concrète. Bien que je te concède qu'il faille nécessairement passer des paroles à l'acte, il ne faut pas pour autant dire que nous ne faisons rien. Je crois qu'avant de passer à l'action, c'est-à-dire de formuler réellement un projet de loi, il faut y avoir réfléchi plusieurs fois. Rien n'est pire que de constater une grave erreur quelques années plus tard. Je pense entre autres à la santé et à l'éducation, deux domaines qui semblent avoir été très mal gérés.
Il est possible d'agir concrètement. Par exemple, bénévolat, aider les sans-abris, verser des dons pour le sida, etc. Or, bien que tout cela soit fort louable (j'aimerais moi-même pouvoir participer à davantage de ces activités), cependant nous ne changeons rien à la situation. La maladie a des racines profondes, et nous ne faisons que guérir les malades à la surface. Tu parles de pauvreté. Certainement, pour combattre la pauvreté, il faut faire davantage que de donner l'aumône. Pour solutionner ces problèmes, il faut utiliser notre plus grande puissance, cette même aptitude qui nous distingue de tous les êtres vivant, soit la pensée, la raison. Il faut comprendre la société dans toute ses articulations, et voir là où le problème tire ses origines. Je crois que nous tentons de le faire au PJQ. En ce sens, je ne peux absolument pas critiquer mes camarades. Ils participent à cette réflexion. Ceci dit, il ne faut pas privilégier une voie plutôt qu'une autre. Il faut une action unie. Il faut aider ceux qui sont dans le manque, mais il faut aussi penser à notre système.
La politique est effectivement une des actions les plus nobles qu'il y ait. Je veux dire, nous y retrouvons, dans l'idéal, la classe de citoyens élus qui doivent faire fonctionner la nation. D'importantes décisions reposent sur leurs épaules. Ils sont sans cesse soumis à la torture publique. Nous pouvons bien les critiquer (et nous avons raison de le faire. Dès l'instant que nous cessons de les surveiller, commence la chute de la nation. L'opinion publique, le peuple donc, représente une des dernières barrières à la démocratie. Si elle devient amorphe, toute la démocratie tombe avec elle). Je crois qu'à leur place, j'aurais autant de difficultés et de problèmes. Par exemple, on les accuse de favoritisme (les contrats octroyés à des amis personnels ou du parti). Mais qui sommes-nous au juste? Des saints? Je veux dire, c'est absolument condamnable, oui. Mais je vous demande d'y réfléchir un instant. Et vous, ne favorisez-vous pas toujours ou souvent vos proches, vos amis? Il me semble que j'ai tendance à favoriser mes proches. Affirmer le contraire serait de vous mentir. En ce sens, sommes-nous réellement moins pire que nos politiciens qui favorisent leurs amis? Je n'essaie pas de justifier leurs crimes, loin de là. Ils ont pour tâche le bien commun. Mais j'essaie de vous faire réaliser que nous ne sommes pas parfaits non plus.
La tâche politique est une tâche ingrate. Elle exige des hommes et des femmes de grandes aptitudes intellectuelles, mais leur imposent de lourdes responsabilités que peu de personne serait prêt à prendre. De plus, on exige d'eux qu'ils soient des citoyens supérieurs, absolument objectifs, absolument impartiaux. C'est demander beaucoup. Leur demande-t-on l'impossible? Non, impossible n'est pas français, ni anglais, ni allemand, ni espagnol, ni africain, ni chinois... Impossible n'est pas humain. Impossible est le mot des faibles.
Robert
Ma réplique
Camarade,
Ma réplique se déclinera en plusieurs points.
Tout d'abord, en ce qui concerne le débat à la télévision, il est, à 99.9 % du temps, surtout sur le plan politique, d'une qualité médiocre. Toutefois, peut-on vraiment se passer des débats politiques à la télévision ? Justement, c'est en les écoutant que l'on peut dénicher certaines informations sur les intentions des politiciens et des politiques gouvernementales. Toutefois, il faut absolument relever le niveau. Je conçois que ceux qui sont au pouvoir comme ceux dans l'opposition se voient empêcher d'exercer leur intelligence par la FOUTUE STÉRILE ligne de parti et que de toute façon, ils n'ont pas tous les capacités intellectuelles pour l'exercice de la parole publique.
En ce qui a trait à mon commentaire, en le relisant, je me rend compte que je n'ai fait qu'un constat sur le monde politique en continuant de constater que ça ne semble pas choquer plus qu'il ne faut certaines personnes, surtout lorsque sur les réalités du monde politique, je me fais dire : « Moussa, tu es trop pessimiste ». Encore une fois, Benoît Labonté a confirmé toutes les thèses que j'avais et que j'ai toujours sur le monde politique et que la majorité des citoyens ont
sur le sujet.
Ainsi donc, je ne suis pas impitoyable envers les gens du PJQ. Je suis juste déçu que certains me disent que je suis « pessimiste », alors que je suis « réaliste » en la matière. C'est envers le monde politique que je suis impitoyable et envers ceux qui ne se choquent plus de cet état des lieux, car dénoncer et agir, c'est « risquer un accident de chasse dans son salon ». You know what I mean ?
D'accord pour la réflexion profonde et l'usage de la raison. C'est primordial.
Je suis d'accord avec toi sur l'aide à apporter aux gens nécessiteux, quelle que soit leur problème. Toutefois, ce n'est pas dans le cadre du système actuel que nous solutionneront définitivement cette problématique de la pauvreté spirituelle, socio-économique, culturelle, etc. C'est par une véritable RÉVOLUTION dont les objectifs, les stratégies, les modalités, les paramètres et les moyens sont à définir que nous parviendrons vraiment à une TRANSFORMATION de la société.
Ensuite, concernant le monde politique, doit-on en faire l'affaire d'une « classe » de citoyens ou bien l'affaire des citoyens ?
Pour ma part, je choisis l'option des citoyens.
En ce qui concerne le favoritisme, je te rappelle que nous parlons de la chose publique, de l'action publique, des fonds publics. On ne « niaise » pas avec l'argent des autres. Je te rappelle que l'homme politique doit se distinguer par une haute valeur morale et bien distinguer ce qui relève de la sphère privée et ce qui relève de la sphère publique. En ce sens, ton argument sur le favoritisme ne tient pas « debout ».
Voilà.
Bonne soirée et joyeux Noël à tous et à toute,
Moussa Mohsenzadeh