À propos

Informations générales sur la simulation

Chaque année, le comité exécutif, encadré par le conseil d’administration, met sur pied une simulation parlementaire et journalistique rassemblant une centaine de jeunes Québécois·e·s âgé·e·s de 18 à 25 ans.  La simulation est créée bénévolement par et pour des jeunes afin que cette centaine de jeunes puisse se retrouver du 26 au 30 décembre à l’Hôtel du Parlement de Québec pour reproduire le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Occupant les sièges des véritables député·e·s, les participant·e·s émettent leurs opinions, préparent leurs interventions en Chambre ou leurs articles pour le journal La Colline, défendent leurs points de vue et sont appelé·e·s à voter pour ou contre des projets de loi entièrement rédigés par leurs pair·e·s. Ainsi, le temps d’une brève législature, les participant·e·s du Parlement jeunesse du Québec apprennent les rouages de la démocratie québécoise et du journalisme politique.

Historique

C’est en 1949 que le Parlement jeunesse du Québec, alors nommé Quebec Older Boys’ Parliament, débute ses activités. Les premiers débats se tiennent alors dans un sous-sol d’église à Montréal sous l’égide du Boy’s Work Committee, un organisme dérivé du Council of Christian Education. D’abord anglophone, religieux et réservé aux garçons, le PJQ s’ouvre au fil des décennies à la mixité, à la francophonie et à une plus grande diversité d’idées et de débats.

Au cours des années 2000, l’association prend beaucoup d’ampleur. On dénote par exemple la création de simulations régionales, de collaborations à l’international chaque année plus nombreuses et l’organisation de conférences ouvertes au grand public. Aujourd’hui, chaque nouvelle équipe de l’association détermine en début de mandat les activités qu’elle souhaite mettre en œuvre, s’ajustant ainsi à la créativité et la détermination de ses membres.

Le Parlement jeunesse du Québec cherche à reproduire le plus fidèlement possible le fonctionnement du Parlement du Québec. On y retrouve donc un parti ministériel, au pouvoir, formant le gouvernement et dirigé par le ou la premier·ère ministre, de même qu’une opposition officielle, constituée autour du ou de la chef·fe de l’opposition officielle.

Les délibérations, sous la supervision de la Présidence de l’Assemblée, respectent les règles de procédure et les coutumes de l’Assemblée nationale, adaptées pour plus d’efficacité. Tout au long de la simulation, les parlementaires se réfèrent au cahier de participation, dans lequel elles et ils peuvent trouver les projets de lois, un horaire détaillé ainsi que d’autres informations utiles.

La simulation comporte aussi une importante facette journalistique. Le journal La Colline regroupe une quinzaine de participant·e·s qui s’affairent à informer, à faire réfléchir, à exemplifier et à provoquer la députation par ses articles, vidéos et présentations. La Colline publie une édition papier et un journal vidéo à chaque jour de la simulation ainsi qu’à quelques autres moments durant l’année, avant et après la simulation.

Fonctionnement

Absence de politique de parti

Le Parlement jeunesse du Québec possède certaines particularités qui le distinguent de la véritable Assemblée nationale et d’autres simulations parlementaires organisées par celle-ci. L’une d’elles est l’absence de discipline de parti; ainsi, un membre du parti ministériel peut librement se prononcer contre un projet présenté par un ou une ministre. De la même façon, un·e député·e de l’opposition n’a pas nécessairement à voter contre un tel projet. Enfin, la solidarité ministérielle n’est pas obligatoire et demeure à la discrétion des participant·e·s occupant le rôle de ministre. Ainsi, l’appartenance d’un·e participant·e au gouvernement ou à l’opposition n’influence que son siège dans l’Assemblée, mais en aucune façon les idées qu’elle aura à défendre.

Ces particularités visent à assurer des débats plus libres et à permettre à l’ensemble des participant·e·s d’exprimer leurs idées en leur âme et conscience.

Menu législatif

À chaque édition de la simulation, quatre personnes désignées comme ministres sont appelées à présenter et défendre un projet de loi de leur conception. Comme c’est le cas à la véritable Assemblée nationale, chaque projet de loi est critiqué par un·e porte-parole, vis-à-vis du ministre dans l’opposition officielle.

Afin de bien jouer leur rôle, les participant·e·s auront effectué au préalable quelques recherches sur les dossiers qui seront abordés durant la session, notamment en lisant les mémoires rédigés par les président·e·s de commission et les articles du journal La Colline portant sur le sujet. Leur rôle ne se réduit cependant pas à celui de commenter, puisque tous les participants et toutes les participantes ont l’occasion de proposer des modifications aux projets de loi lors des commissions parlementaires.

En plus de se pencher sur les projets présentés par les ministres, les participants ont aussi à se prononcer sur des motions, soit de courtes propositions de politiques publiques déposées par l’opposition au cours de la simulation.